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sexta-feira, 11 de março de 2011

14. Semana da Francofonia - A Voz da Diversidade


Confira a programação da 14. Semana Brasileira da Francofonia.


São Paulo


De 11 a 27 de Março, a Cinemateca Brasileira apresenta uma seleção de Clássicos do Cinema Francês. Uma iniciativa dos Consulados Gerais da França, Canadá, Bélgica e Suíça, do Escritório de Québec em São Paulo, da Aliança Francesa, e em parceria com a Cinemateca da Embaixada da França.

De 17 a 31 de março, o Centro Cultural São Paulo exibe, em parceria com o Consulado da França, um ciclo de cinema com os mais recentes sucessos contemporâneos de produção francesa.

De 17 a 31 de março, Claude Chabrol, mesmo um ano depois de sua morte, recebe mais uma justa homenagem no Cine Olido. A mostra ainda traz obras de Alain Resnais, Louis Malle, Jacques Demy e Eric Rohmer necessárias não apenas para a compreensão da Nouvelle Vague, mas da própria maneira de Chabrol construir seus filmes.

De 17 a 29 de março, o Centro Cultural da Juventude Ruth Cardoso apresente um Ciclo de Cinema da África francófona.



Brasília


De 15 a 27 de Março. Em 7 lugares do Plano Piloto e das cidades satélites : Sala Le Corbusier da Embaixada da França, SESC Setor Comercial Sul, SESC Gama, SESI Taguatinga, Aliança Francesa, Caixa Cultural e Universidade de Brasilia.

A Semana da Francofonia em Brasilia é um evento anual organizado por 37 embaixadas instaladas na cidade e por instituções parceiras (Aliança Francesa, UnB, Associação de Professores de Francês do DF, entre outras). Com o apoio da Cinemateca da Embaixada da França, vão ser apresentados 31 filmes, clássicos e contemporâneos, de vários países da Africa, da Suíça, da Bélgica, da França, do Canadá, da República Tcheca, da Polônia... Várias atividades são também organizadas durante as duas semanas (show, coloquio universitário, bazar, torneio de futebol, jogos linguísticos ...). Mais informações aqui:
http://www.francofonia.org.br/




Rio de Janeiro


O Serviço audiovisual do Consulado da França organiza no dia 21 de março uma sessão do Cinemaison, em parceria com o Consulado Geral da Suiça, dedicada à Francofonia. No MAM do Rio, dias 14, 15 e 16, serão apresentadas, com o serviço de Cooperação para a Língua Francesa do Consulado da França, sessões educativas dedicadas aos estudantes de francês das escolas da Municipalidade.


quinta-feira, 20 de janeiro de 2011

Jean-Claude Duvalier indiciado por Crimes contra a Humanidade



Baby Doc está de volta ao desafortunado Haiti. Todavia, os tempos são outros e sua repentina volta ao país desgraçado por ele e por seu progenitor - o Papa Doc - pode lhe custar caro. Depois de ser indiciado por crimes de corrupção, roubo e apropriação indébita, Duvalier amargará, ainda, penosos processos por crimes contra a humanidade. Ontém, quarta-feira, quatro haitianos apresentaram queixas contra o antigo ditador junto ao procurador-chefe da república do Haiti, Aristidas Auguste, que prontamente as acolheu. Confira em Le Livre Messager matéria veiculada no Jornal da Tarde da Rádio Televisão Portuguesa sobre o acontecimento.


sábado, 15 de janeiro de 2011

Des Livres pour mieux comprendre la Tunisie de Ben Ali


À l'heure où le président tunisien a quitté le pouvoir, après plusieurs jours de révolte populaire qui ont fait de nombreux morts, voici une liste d'ouvrages analysant 23 ans d'un régime critiqué.


LivresHebdo



Le Président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a quitté son pays ce vendredi en fin d'après midi, après avoir mis fin à la censure des médias et annoncé des élections anticipées. Le premier ministre assure, à l'heure où nous écrivons, l'intérim.

Notons que L'Archipel a prévu de publier le 16 mars Maghreb : Les Révolutions Trahies, de Martine Gozlan, Grand reporter à Marianne et spécialiste des problèmes liés à l'Islam, où elle retrace la politique au Maghreb depuis l'arrivée au pouvoir de Ben Ali, l'accession au trône de Mohammed VI et l'élection de Boutlefika. Ce livre analyserait les réactions des populations face aux espoirs déçus de la démocratisation.

De nombreux ouvrages ont traduit l'aspect dictatorial de son régime. Voici une liste des essais les plus récents. Deux de ses opposants ont aussi été publié en France : l'écrivain Moncef Marzouki (La Mort apprivoisée chez Méridien, Le Mal Arabe à L'Harmattan, Arabes si vous parliez chez Lieu Commun) et le journaliste Taoufik Ben Brik (Le Voleur de Paragraphes, Ben Brik Président, Et maintenant tu vas m'entendre, tous trois parus chez Exils, Chronique du Mouchard et Une si douce Dictature publié par La Découverte ou encore Le Rire de la Baleine au Seuil).


La Tunisie de Ben Ali : Miracle ou Mirage?
(février 2010, Éditions du Cygne) de Florence Beaugé

Dictateurs en Sursis : Une Voie démocratique pour le Monde Arabe
(octobre 2009, Éditions de L'Atelier), de Moncef Marzouki, entretiens avec Vincent Geisser

La Régente de Carthage : Main Basse sur la Tunisie
(octobre 2009, La Découverte) de Nicolas Beau et Catherine Graciet

Tunisie, Terre de Paradoxes
(juillet 2006, L'Archipel) d'Antoine Sfeir

Ben Ali et ses Faux Démocrates
(octobre 2004, Publisud) de François Bécet

Le Syndrome Autoritaire : Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali
(septembre 2003, Presses de Sciences Po) de Michel Camau et Vincent Geisser

Tunisie : Le Délitement de la Cité - Coercition, Consentement, Résistance
(juillet 2003, Karthala) de Sadri Khiari

Tunisie, Le Livre Noir (mai 2002, La Découverte)
documents érunis par Reporters sans Frontières

La Tunisie de Ben Ali : La Société contre le Régime
(mars 2002, L'Harmattan) d'Olfa Lamloum et Bernard Ravenel

Notre ami Ben Ali : L'Envers du Miracle Tunisien
(mars 2002, La Découverte) de Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi




quinta-feira, 21 de outubro de 2010

Florentine Kima, Grand Prix Littéraire de l'AIRF


Chienne de Vie, paru aux éditions Les Grilles d'or, est son premier roman.

LivresHebdo


La jeune Burkinabé Florentine Kima, juge de 37 ans, a reçu mercredi le Grand Prix Littéraire des Régions Francophones pour son premier roman Chienne de Vie, publié aux éditions Les Grilles d'or, installées à Lyon, un livre poignant sur la condition des femmes en Afrique.

Décerné pour la deuxième fois par l'Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), ce prix consiste à financer l'édition et la diffusion du premier roman d'un écrivain francophone.

Florentine Kima écrit depuis de nombreuses années mais c'est la première fois qu'elle a osé envoyer un manuscrit en espérant être publiée, relève l'AIRF, créée en 2003.

Dans son livre, la romancière raconte la vie d'une femme, dont la mère de 15 ans est morte en la mettant au monde. Son père parti, elle est délaissée par tous et apparaît dans le village comme celle par qui le malheur arrive, la "zouberr-neda".

Son oncle paternel la recueille chez lui, après purification, mais les mânes des ancêtres décident, selon le féticheur du village, qu'elle doit se prénommer la "Yempoaka" (l'esclave). Et elle restera esclave toute sa vie.




LivresHebdo

quarta-feira, 18 de agosto de 2010

Mohammed Aïssaoui salue l´Esclave Furcy...

Alain Mabanckou


Il faut se souvenir que juridiquement, pendant l’esclavage, le nègre n’était qu’un bien, un meuble au même titre que la commode ou les chaussures. Tous ceux qui ont étudié le « droit des biens » savent que le propriétaire d’un meuble a le pouvoir d’en user, d’en disposer comme bon lui semble. Il a l’usus, l’abusus et le fructus (le droit de le fructifier). On sait aussi que l’esclavage a été aboli en 1794 mais rétabli quelques années après, en 1804, par Bonaparte. Pourtant il faut “se méfier” d’un esclave qui a appris à lire et à écrire, donc à raisonner, à décortiquer les termes de la loi du maître. C’est ce que fit le téméraire esclave Furcy. Il a trente et un ans en 1817, dans l'île de la Réunion (alors île Bourbon) lorsqu'il décide d'aller au tribunal d'instance de Saint-Denis. Il s’adresse à un procureur pour qu’on reconnaisse son statut d’affranchi qu’on lui déniait et qui, de jure l’aurait libéré de l’esclavage. Le procureur (Gilbert Boucher) prêta l’oreille à cette requête téméraire et la trouva fondée en droit. L’Affaire se retrouva alors à la Cour, défrayant la chronique. Un meuble qui osait revendiquer son droit ? Du jamais vu !

Le procès traîna pendant presque trois décennies. Le pauvre procureur laissa des plumes tandis que l’esclavage et son aspect économique furent remis en cause grâce à cette requête. Après son succès, l’esclave Furcy voit l’effondrement de l’esclavage. Un homme dont la dimension historique ne pouvait passer inaperçu. C’est sans doute cet humanisme et la nécessité de placer l’individu au cœur de l’Histoire qui ont poussé Mohammed Aïssaoui à rendre hommage à cet être d’exception.

L’auteur de « l’Affaire de l’esclave Furcy » est journaliste littéraire au Figaro. Utilisant son flair d’écrivain, il a su nous retracer les faits en évitant les écueils de la compilation trop souvent visibles dans les ouvrages de ce genre. Pour lui, tout a été déclenché le 16 mars 2005, lorsque les archives de "l'Affaire" avaient été mises aux enchères, à Paris, à l'hôtel Drouot. Le public découvrait des lettres manuscrites, des comptes-rendus d'audience, des plaidoiries... Aïssaoui, qui était présent, ne s'est pas contenté de cette vente publique. Il a fouiné avec patience les dossiers de la BNF, les archives départementales de la Réunion, et son livre nous apparaît comme le roman de nos égarements et de notre aveuglement. Ici il y a la vie, la survie, la conviction que la liberté n’a pas de couleur. C’est finalement l’Histoire de notre humanité confisquée par une théorie d’échelles raciales. Un livre à lire de toute urgence en ces temps où on nous bourre les oreilles avec des théories extrêmes…







Mohammed Aïssaoui
Gallimard
de R$ 96,33
por R$ 67,43

sábado, 10 de julho de 2010

Anouar Koursi : Un Avocat sous Pression


Avocat à Tunis et vice-président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme, Anouar Kousri raconte son engagement et évoque les brimades et intimidations subies par les avocats droit-de-l'hommistes tunisiens.


Benjamin Seze


Anouar Kousri, avocat et vice-président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme, déambule au milieu des stands du forum mondial des droits de l'homme, à Nantes, lorsqu'il croise une compatriote. «Au revoir», lui dit-elle. « Mais je ne pars pas. Je vais juste déjeuner. Même ici, vous voulez m'expulser?», demande-t-il, ironique.

Un peu plus loin, un homme, lui aussi tunisien, l'aborde. Il lui parle en arabe. Le ton est virulent. Au milieu d'une phrase, un mot français : «mensonges». L'échange dure quelque secondes. Les deux hommes se quittent en plaisantant.

«On se connait. Ils sont là à chaque fois. Ils ne me font pas peur», commente Anouar Kousri. L'homme et la femme font partie d'un petit groupe de ressortissants tunisiens, vraisemblablement proches du pouvoir, présents au forum pour discréditer les interventions des militants tunisiens des droits de l'homme lors des tables rondes.« Pour eux, je suis un traître qui porte atteinte à l'image de son pays», déclare l'avocat.

Comme ses confrères droit-de-l'hommistes à Tunis, Anouar Kousri subit une pression permanente. « Nous sommes régulièrement pris en filature en voiture. Nos maisons sont parfois surveillées. Postés devant nos bureaux, des policiers en civil dissuadent les clients de venir nous voir. On nous empêche de recevoir nos amis dans nos bureaux. Parfois, il y a des agressions physiques. Au bureau et chez moi, je ne peux pas avoir de liaison internet normale. Lorsqu'on plaide, il y a des policiers en civil à l'audience pour faire pression sur le juge. Du coup, le juge nous coupe la parole lorsqu'on dit des choses qui dérangent comme lorsqu'on évoque la torture. Parfois, il nous empêche de plaider. Nous sommes aussi fortement taxés. Certains avocats n'ont presque plus de clients, et donc pas assez de revenus pour payer cette taxe. Nous pouvons quitter le pays, mais quand nous revenons de l'étranger, nous sommes sérieusement attendus à l'aéroport.»

Militant

Anouar Kousri dit avoir toujours voulu devenir avocat. « Quand j'étais petit, c'était le top.» Lorsqu'on lui demande d'où lui vient cette envie de s'engager dans la défense des droits de l'homme, il raconte une vieille anecdote. C'était dans les années 60. Bien avant ses études de droit à la Sorbonne et son militantisme à l'Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) . Il était encore un gamin de Bizerte (au nord de Tunis), fils de conchyculteur (éleveur de coquillages).

« J'avais dix ans. On était dans la rue avec des amis. La voiture de police est passée. Il y en avait une seule à Bizerte à l'époque, une petite dauphine. Les policiers nous ont insulté. Alors j'ai pris un caillou et j'ai frappé la voiture. Ils m'ont attrapé et m'ont emmené au poste. Mais quand on est arrivé devant, j'ai ouvert la porte de la voiture et je suis parti en courant. »

Aujourd'hui, l'homme n'a rien perdu de cet esprit frondeur. Au tribunal, il dérange en dénonçant les abus dans l'application de la loi de lutte contre le terrorisme (loi du 10 décembre 2003). « Je défends des jeunes tunisiens salafistes qui ont été poursuivis et condamnés. Une grande majorité d'entre eux affirment qu'ils ont été torturés.»

A Nantes, Anouar Kousri est notamment venu dénoncer une loi adoptée, mardi 15 juin, par les députés tunisiens. Cette loi criminalise «les atteintes aux intérêts vitaux» du pays et à «sa sécurité économique».

Elle vise à «réprimer quiconque s'avise intentionnellement de porter préjudice aux intérêts vitaux de la Tunisie», en établissant à cet effet «de manière directe ou indirecte, des contacts avec les agents d'une puissance étrangère ou d'une institution ou organisation étrangère».

Pour l'avocat: «le but de cette loi est de nous dire: "Si vous, défenseurs des droits de l'homme, à l'étranger vous nouez des liens avec, par exemple, une organisation internationale ou députés européens pour parler des violations des droits de l'homme dans notre pays, vous risquez de nuire à nos contacts économiques avec ces gens là." Cette loi est comme une épée de Damoclès au dessus de notre tête. Celui qui parle va en prison.»



quinta-feira, 24 de junho de 2010

Chlodércone : Le Poison des Antilles

Les hommes exposés au chlordécone, un pesticide agricole très utilisé en Guadeloupe et en Martinique, ont 80% plus de risque de développer un cancer de la prostate. Un lien suspecté depuis longtemps et qu'une étude scientifique établit aujourd'hui.


Siri Ounechay


Le chlordécone a beaucoup été utilisé dans les bananerais antillaises entre 1973 et 1993 afin de lutter contre le charançon du bananier (Afp). Différents rapports remis aux autorités sanitaires l'ont soupçonné depuis longtemps d'être cancérigène car il jouerait un rôle de perturbateur hormonal et endocrinien. Proscrit depuis 1976 aux Etats-Unis, le pesticide a été interdit seulement en 1990 en France, mais par dérogation spéciale il a continué à être utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles.

Un pesticide coupable


Aujourd'hui, ce pesticide est associé à "un risque augmenté de survenue du cancer de la prostate" chez les homme qui y ont été exposés. "De la présomption d'innocence, on est passé à la présomption de culpabilité", a annoncé, le professeur Pascal Blanchet, coauteur de l'étude nommée "Karuprostate" rendue publique cette semaine.

Menée par le CHU de Pointe à Pitre et l'Inserm de 2004 à 2007, l'étude s'est basée sur un échantillon-témoin de 709 hommes ayant un cancer de la prostate et 723 autres indemnes de la maladie. Elle met en évidence le lien entre la survenue d'un cancer de la prostate et l'exposition à ce pesticide, en particulier chez les personnes présentant une "concentration en chlordécone supérieure à 1 microgramme par litre de sang".

L'étude souligne que le risque est d'autant plus grand chez les patients ayant déclaré des antécédents familiaux de cancer de la prostate et chez ceux, d'origine antillaise "ayant résidé plus d'un an dans un pays industrialisé". Une expatriation dans un pays occidental conduisant en général à un changement de mode de vie et d'habitudes alimentaires entraînant des effets sur la santé.

Une pollution et des répercussions durables


Les auteurs précisent bien que la concentration dans le sang de ce pesticide provient davantage de la consommation de produits alimentaires contaminés que de la manipulation de la molécule elle-même par des ouvriers agricoles. Car bien qu'utilisés seulement pour traiter les bananes, le chlordécone a pollué les sols et les eaux des rivières, et par la même contamine tous les produits de l'élevage et de l'agriculture issus de ces sols. Une pollution durable car loin d'être biodégradable, le chlordécone reste actif pendant plusieus siècles.

Actuellement, en Guadeloupe et en Martinique, le cancer de la prostate (plus de 1.000 nouveaux cas par an) représente la moitié des cancers dépistés tous sexes confondus. Les auteurs de l'étude lancent l'idée d'un dépistage organisé.



Le Petit Journal

segunda-feira, 5 de abril de 2010

Une Afrique encore et toujours Dépendente

Alain Mabanckou


Célébrer "le cinquantenaire des indépendances africaines" paraît, à première vue une initiative louable. Les festivités ne manquent pas ici et là. Mais derrière celles-ci se cachent les désillusions «croquées » dans le roman très actuel, "Les Soleils des Indépendances" de l’Ivoirien Ahmadou Kourouma. L’Afrique, depuis les années soixante – année de l'émancipation contre le joug colonial – est le théâtre des atrocités qu'on ne pourrait plus tout simplement expliquer par une prétendue barbarie atavique ou une malédiction biblique.

Alors que nous croyions que la fin de la Guerre froide – et donc de l’opposition Est-Ouest, Amérique-URSS – préfigurait une voie de progrès pour l’Afrique, les formes de domination se sont métamorphosées, plus pernicieuses et plus douloureuses pour les populations africaines. Les grandes puissances ont pris d'assaut le continent noir, désormais territoire stratégique. Les conflits se sont multipliés : Libéria, Somalie, Sierra Léone, Ethiopie, Erythrée, Soudan, la région des Grands lacs... Une liste interminable et funeste.

Au fond, la prolifération des nations dictatoriales après les indépendances n’arrangea guère les choses : les dictateurs africains devinrent (et demeurent) les relais des anciennes puissances coloniales qui les maintenaient (et les maintiennent) par perfusion au pouvoir. Les années quatre-vingt-dix ont été les plus sombres. "Le discours de la Baule" prononcé par Mitterrand en 1990 nous donna l'illusion qu'un vent de démocratie allait souffler. On espérait la fin du sponsoring des dictatures africaines par l'Occident et le départ des ces dirigeants à vie. Tel ne fut pas le cas...


Alors qu’en 1994 l’Afrique du Sud sortait de l’Apartheid avec des élections démocratiques, l'Afrique avait dansé. Mais cette joie fut de courte durée puisque la même année un des drames les plus sinistres du continent noir éclatait : le génocide planifié de longue date et exécuté méthodiquement par les Hutus contre les Tutsis. Ce dernier drame est le résultat de la configuration coloniale, avec la division des peuples africains – les Belges ayant, pour leur part, introduit la carte d’identité ethnique pendant que la France s’ingénia à soutenir le régime totalitaire de Juvénal Habyarimana. Nous sommes indépendants sur le papier. Il reste à conquérir une indépendance de notre manière de penser, et cette démarche implique une révision de notre attitude, un examen complet de notre conscience. Que fête-t-on actuellement ? Les Indépendances sur le papier ou la dépendance des consciences ?


Black Bazar


Les Soleils des Indépendances
Ahmadou Kourouma
Seuil - Points
de R$ 31,35
por R$ 23,50

segunda-feira, 22 de março de 2010

40 Anos de Francofonia: Biblioteca Claudie Monteil abriga Exposição

A Biblioteca Claudie Monteil da Aliança Francesa de São Paulo abriga, até o dia 30 de abril, exposição de artes plásticas, filmes e livros de autores francófonos dentro das comemorações dos 40 anos da Comunidade Francófona Mundial. É uma excelente oportunidade para conferir a dimensão e a diversidade deste mundo próprio, constituído por falantes da língua de Duras e Nothomb, espalhados por todos os cantos do planeta.



40 Anos de Francofonia na Biblioteca Claudie Monteil
Aliança Francesa
Rua General Jardim, 182 - Centro
São Paulo
de segunda à sexta, das 9h00 às 19h00
aos sábados e domingos, das 8h30 às 13h00



http://www.lepetitjournal.com/sao-paulo/54550-sao-paulo-bresil-actualite-sao-paulo-40eme-fete-francophonie.html

quarta-feira, 3 de março de 2010

20 mars 2010 : la Francophonie célèbre ses 40 ans


La Journée Internationale de la Francophonie, le 20 mars, est marquée cette année par la célébration des 40 ans de l’OIF au cours de laquelle sera inauguré à Paris le nouveau siège de l’Organisation.

Organisation Internationale de la Francophonie

En 2010, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) fête ses 40 ans. Cet anniversaire sera marqué par l’inauguration par Nicolas Sarkozy, Président de la République française et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, le 20 mars, de la Maison de la Francophonie, le nouveau siège de l’Organisation dans le 7e arrondissement de Paris, mis à disposition par l’État français.

Les 200 millions de locuteurs de français dans le monde et les 70 États et gouvernements de la Francophonie, qui totalisent une population de 870 millions d’habitants, s’associeront à la célébration de cet anniversaire placé sous le signe de « La diversité au service de la paix », par un programme pluriel, culturel et festif qui se déroulera le 20 mars, Journée Internationale de la Francophonie, et se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.


Faites connaître les activités que vous organisez à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie sur le site 20mars.francophonie.org.



http://www.francophonie.org/

segunda-feira, 1 de março de 2010

Un Fin en Apothéose pour les Jeux de Vancouver

Le rideau est officiellement tombé sur les Jeux Olympiques de Vancouver. La cérémonie de clôture a donné lieu à une fête haute en couleurs, au milieu des clameurs de Canadiens ravis d'avoir remporté l'or en hockey.


Radio Suisse Romande


Le Canada a dit adieu à ses Jeux d'hiver dimanche soir avec une célébration de clôture empreinte de fierté et d'humour devant 60'000 spectateurs survoltés dans le BC Place Stadium de Vancouver.

Les Canadiens rois de l'autodérision

La fête a débuté sur une note d'autodérision: un clown déguisé en mécano est venu tirer le 4e bras de la vasque, qui n'avait pas fonctionné pendant la cérémonie d'ouverture, pour faire briller la flamme olympique au centre de la scène. Les Canadiens ont ensuite fait honneur à leur sens de l'humour en se moquant de leurs stéréotypes avec un spectacle rythmé et sympathique.

Après l'hymne canadien, qui a retenti 14 fois pendant la quinzaine, un record dans l'histoire des Jeux d'hiver, les porte-drapeaux et les athlètes des 82 délégations sont entrés dans le stade, toutes les nationalités ensemble. Comme à regret, le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a rendu le drapeau olympique au président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, qui l'a transmis à Anatoly Pakhomov, maire de Sotchi, la ville-hôte des prochains JO d'hiver en 2014. "Et maintenant, selon la tradition, je proclame la clôture des XXIes Jeux Olympiques d'hiver et je convie la jeunesse du monde à s'assembler dans quatre ans à Sotchi pour y célébrer les XXIIes jeux Olympiques d'hiver", a déclaré M. Rogge.

"Merci à vous, peuple du Canada"

Evoquant auparavant Nodar Kumaritashvili, le lugeur géorgien tué à l'entraînement quelques heures avant la cérémonie d'ouverture, M. Rogge a assuré que la famille olympique garderait "à jamais" le souvenir de ce jeune homme et de son "rêve olympique brisé". Les spectateurs, debout, ont rendu un dernier hommage au lugeur, en applaudissant longuement.

Le président du CIO a particulièrement salué les Canadiens: "Merci à vous, peuple du Canada, pour votre généreuse hospitalité, votre chaleur et cette unique et joyeuse célébration de l'Olympisme", avant de les inviter à encourager tout autant les athlètes des jeux Paralympiques dans deux semaines."À vous, athlètes de ces Jeux, nous disons : vous nous avez rendus fiers. Vous êtes des modèles dignes d'être imités. Vous nous avez rappelé que des personnes d'horizons très divers peuvent concourir dans un esprit de respect, d'amitié et de fair-play", a ajouté M. Rogge. "Ce furent des Jeux excellents et très amicaux!", a-t-il conclu.

Du délire dans le stade

"Maintenant, vous savez qui nous sommes", s'est exclamé John Furlong, président du comité organisateur (Covan), ravi d'avoir contribué à donner un nouveau visage du Canada pendant cette quinzaine triomphale. "Je crois que les Canadiens sont désormais plus forts, plus unis, plus amoureux de leur pays", a-t-il poursuivi.

Comme le reste du pays, le stade est entré en délire lorsqu'il a évoqué la médaille d'or des hockeyeurs "qui restera à jamais dans l'histoire". Puis une neige de papier s'est mise à tomber sur le stade, et la flamme olympique s'est éteinte. Allumée en octobre à Olympie, elle avait parcouru 45.000 km à travers le Canada avant d'arriver à Vancouver.

Plusieurs acteurs, dont le très applaudi Michael J. Fox, ont ensuite expliqué avec humour leur fierté d'être Canadiens, et Michael Bublé a lancé une revue musicale où ont défilé les célèbres uniformes de la police montée, des hockeyeurs, des feuilles d'érable, des canoës, des castors, des caribous, des bûcherons ou encore un groupe de folk québécois. Puis les athlètes ont été invités à descendre sur la scène et le stade est devenu une immense discothèque. La cérémonie s'est conclue par un concert regroupant notamment Alanis Morissette, Nickelback, Neil Young et Avril Lavigne.


sexta-feira, 26 de fevereiro de 2010

A Kigali, Sarkozy reconnaît les "graves erreurs" de la France


En visite officielle au Rwanda, une première depuis le génocide de 1994, le président français a choisi de ne pas demander pardon pour les « fautes » commises par la France au Rwanda au début des années 1990. Il a néanmoins reconnu "de graves erreurs d'appréciation".



Elise Colette


"Et maintenant, nous allons voir le rôle de la France dans le génocide", explique Freddy Umutanguha, le directeur du Mémorial de Gisozy - dédié au génocide rwandais de 1994 -, à Kigali. Il est 11 heures, ce jeudi 25 février. Lui-même rescapé des massacres, Umutanguha s'adresse à Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat français, qui vient d'arriver à Kigali pour sceller avec son homologue rwandais, Paul Kagamé, la réconciliation entre les deux pays. Sur la photo que montre le directeur du Mémorial, on peut voir des jeunes miliciens courant à coté d'une Jeep française. Dans les commentaires inscrits sur les panneaux relatant la marche vers le génocide et décrivant "l'apocalypse", la France est clairement considérée comme responsable.

Rôle actif de la France dans le génocide

"La France avait joué un rôle actif en armant et en entraînant les forces armées rwandaises pendant la guerre civile", peut-on lire sur une des légendes explicatives, du moins si l’on s’attarde dessus. Mais ce n'est pas ce que Nicolas Sarkozy a décidé de faire. Sans laisser son interlocuteur terminer sa phrase ni lui donner le temps de lui rappeler que Kofi Annan, Bill Clinton et Guy Verhofstadt avaient présenté leurs excuses au peuple rwandais pour l'inaction de la communauté internationale, le président français a accéléré le pas pour de rendre dans la salle suivante.

Si Nicolas Sarkozy a choisi de venir à Kigali – un geste fort puisque la France et le Rwanda n'ont rétabli leurs relations diplomatiques qu'en novembre dernier -, il ne compte pas aller jusqu'à demander pardon pour le rôle de la France dans le génocide. Réconciliation, après trois ans de brouille liées aux procédures judiciaires entamées en France contre le camp Kagamé, oui. Reconnaissance des erreurs commises par la France, oui. Demander pardon, non.

C'est ce qu'il a clairement exprimé, lors de la conférence de presse tenue par les deux chefs d'Etat. Il y a eu de "graves erreurs d'appréciation, une forme d'aveuglement quand nous n'avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président assassiné, des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu", a reconnu Nicolas Sarkozy. Tandis que Paul Kagamé refusait d'être "l'otage du passé" alors que "les erreurs ont été reconnues".

Une paraphe minimaliste

"Au nom du peuple français, je m'incline devant les victimes du génocide des Tutsis. L'humanité conservera à jamais la mémoire de ces innocents et de leurs martyrs." C'est ainsi que Nicolas Sarkozy a paraphé le livre d'or du Mémorial, avant de rejoindre son hôte au village d'Urugwiro, l'enceinte de la Présidence rwandaise. Nicolas Sarkozy est arrivé à Kigali ce matin à 8h30 (GMT). C'est la première visite d'un chef d'État français au Rwanda depuis le génocide. Le Rwanda avait rompu les relations diplomatiques avec la France il y a trois ans.


http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100225121005/rwanda-genocide-tutsi-hutua-kigali-sarkozy-reconnait-les-graves-erreurs-de-la-france.html

quinta-feira, 18 de fevereiro de 2010

Langue d´Oc

Notícia publicada em La Letra Occitana, edição de hoje: "Aïtí. Apuèi quatre oras passadas en Aïtí, Nicolau Sarkozy, acompanhat de Bernat Kochner, lo ministre dels Afars Forastièrs, de Maria-Luce Penchard, la ministra de l'oltramar e d'Alan Joyandet, lo secretari d'Estat encargat de la conobrejança e de la francaparlança, aterrèt a la Martinica en debuta de miegjornada ont l'esperàvan los destacaments de recorredors antilheses enarmats tre los primièrs jorns del seïsme."

O idioma acima é uma língua falada em pleno território francês: o occitanês. Parecedíssimo com o nosso português, o occitan é uma expressão linguística do sul da França, esparramada por uma região cultural que vai da Provença às fronteiras com a Espanha, assumindo, em cada local, uma coloração semântico-sintático-fonética característica.

Língua de Arnault Daniel, Frédéric Mistral, Joan Pau Verdier, Yves Montand, o occitan é a pátria dos poetas, mais precisamente, dos cancionistas, refúgio para melodias impossíveis de existir dentro do ambiente cartesiano do imperial francês.

Para quem quiser melhor conhecer este patrimônio eterno uma boa dica é acessar o site PanOccitan; nele tem-se acesso a um dicionário occitanês-francês, além de nocões básicas de gramática, fonética e história de la lenga occitana.


PanOccitan: L´Occitan de Communication
http://www.panoccitan.org/

sexta-feira, 12 de fevereiro de 2010

Deuil National en Haïti, un Mois après le Séisme

Les Haïtiens se sont recueillis vendredi dans les églises, la rue ou les camps de sans-abri. Lors de cérémonies poignantes, ils ont rendu hommage aux 217'000 personnes tuées par le séisme qui a dévasté Port-au-Prince il y a tout juste un mois, alors qu'approche la saison des pluies et celle des ouragans, redoutables pour les sans-abri.

Toute l´Info

Pour cette journée nationale de deuil, le gouvernement a invité la population haïtienne à revêtir des vêtements blancs et à se rendre dès le matin aux multiples cérémonies organisées dans les églises, les campements et même au milieu des rues barrées pour l'occasion.

René Préval assiste aux Cérémonies Fait rare depuis le séisme, le président haïtien René Préval est apparu en public. Entouré de son épouse Elizabeth et du Premier ministre Jean-Max Bellerive, il a assisté à une cérémonie religieuse à l'université Notre Dame de la capitale. L'évènement était retransmis à la télévision. Portant une chemise blanche avec un brassard noir au bras gauche, le chef de l'Etat haïtien, le visage fermé, a écouté les propos des intervenants. Au Champ-de-Mars, le plus grand camp de sans-abri au coeur de Port-au-Prince, des dizaines de milliers de personnes revêtues d'au moins un élément d'un blanc impeccable malgré les pénibles conditions de survie ont assisté en pleurant à une autre cérémonie. La plupart des femmes portaient un foulard immaculé noué autour de la tête.

Toutes les Religions "Toutes les religions d'Haïti, les vaudous, les catholiques, les baptistes, les protestants, on est tous réunis ici pour prier", Haïti n'ayant plus pour richesse que "l'esprit de l'Eternel", déclamait un prêcheur. "Le peuple haïtien sera pauvre" d'un point de vue matériel, "mais le plus riche du monde en grâce et spirituellement", a-t-il ajouté.Dans les rues de la capitale haïtienne dévastée par le séisme, des gens de tous âges affluaient par centaines, à pied, en bus ou en taxis collectifs, vers les points de rendez-vous, la mine grave, au milieu des clameurs ininterrompues.Dans cette atmosphère de recueillement, la seule activité visible restait les distributions de nourriture. Un mois après la catastrophe, les besoins sont encore criants.

Délégation Américaine attendue Une délégation de parlementaires américains menée par Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, devait arriver à Port-au-Prince pour évaluer l'avancée de la reconstruction avant que le Congrès ne se penche sur une aide à long terme. En matière de sécurité, la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti a annoncé qu'elle devait "reprendre à zéro le travail qu'elle avait accompli ces trois dernières années pour faire face aux gangs en Haïti", en raison de l'évasion de prisonniers dangereux après le séisme. Quelque 5000 détenus sur les 8000 que comptait l'établissement pénitentiaire de Port-au-Prince ont réussi à prendre la fuite après le séisme. Environ 200 ont été repris.

Pluies et Ouragans aggravent la Situation Jeudi, une lourde pluie tropicale, la première depuis le tremblement de terre de magnitude 7, a compliqué davantage la vie de ces habitants réfugiés sous des bâches ou des planches et qui appréhendent l'arrivée de la saison des cyclones.D'autant que la probabilité qu'un ou plusieurs ouragans majeurs frappent les Caraïbes est plus élevée cette année que d'ordinaire, ont averti les météorologues américains, pointant du doigt la vulnérabilité d'Haïti.La saison des ouragans qui s'étale du 1er juin au 30 novembre, "sera plus intense que d'ordinaire", a expliqué William Gray de l'université du Colorado, aux USA. Mais les Haïtiens doivent d'abord faire face à la saison des pluies. Le "pire est devant nous à Haïti", a estimé le président de la Croix-Rouge française Jean-François Mattei selon lequel un "deuxième drame se prépare" avec l'arrivée de la saison des pluies dans six semaines avec son lot de précipitations torrentielles, d'inondations et de glissements de terrain."Avec la pluie qui favorise la propagation des maladies, ça va devenir de plus en plus compliqué", a renchéri Richard Kowalske, médecin en chef de l'association américaine Helping Hands. "Cette nuit, on a eu beaucoup d'enfants frigorifiés. Il pourrait y avoir plus de cas de malaria ou de typhoïde".

L'Émissaire de l'ONU Bill Clinton hospitalisé "Le besoin le plus urgent est de fournir des abris. La priorité demeure de sauver des vies humaines et d'aider le peuple haïtien à surmonter ce terrible désastre. La phase d'urgence n'est pas encore terminée", avait indiqué Catherine Ashton dans une déclaration écrite.La Commission européenne a par ailleurs annoncé qu'elle prévoyait d'allouer 90 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire d'urgence, ce qui porte désormais à 609 millions d'euros l'aide européenne à Haïti.Quant à l'émissaire de l'ONU pour Haïti, l'ancien président américain Bill Clinton, qui avait annoncé la semaine dernière l'arrivée de plusieurs milliers de tentes supplémentaires au cours des prochains jours, il a subi une opération de chirurgie cardiaque jeudi à New York. Il a déjà pu quitter l'hôpital vendredi matin.


http://info.rsr.ch/fr/news/Deuil_national_en_Ha_ti_un_mois_apres_le_seisme.html?siteSect=2010&sid=11799923&cKey=1265997515000

segunda-feira, 18 de janeiro de 2010

De Gaulle et Quignard au Programme du Bac de la Terminale Littéraire

Les élèves de Terminale L travailleront l’an prochain sur le tome III des "Mémoires de Guerre" de Charles de Gaulle, et sur "Tous les Matins du Monde" de Pascal Quignard.

LivresHebdo.fr

Charles de Gaulle et Pascal Quignard seront étudiés à partir de la rentrée prochaine en littérature par les lycéens de Terminale L, aux côtés de Beckett et d’Homère, selon le programme publié au Bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale.

Le Bac L prévoit une épreuve écrite de littérature de deux heures et affectée d’un coefficient 4, qui porte sur quatre œuvres et dont la liste est renouvelée pour moitié chaque année.

"Le Salut, 1944-1946", tome III des "Mémoires de Guerre" de Charles de Gaulle, disponible chez Pocket remplace Pascal pour le domaine “Littérature et Débats d’Idées” du programme.

"Tous les Matins du Monde" de Pascal Quignard, disponible chez Folio remplace Choderlos de Laclos pour le domaine “Littérature et Cinéma”. Homère (L’Odyssée, chants V à XIII, FM/La Découverte) et Samuel Beckett (Fin de partie, Minuit) restent inchangés.

Le programme 2010-2011 compte ainsi trois auteurs contemporains.

Les éditeurs qui ne publient pas les titres toujours sous droits aux programmes des examens et concours de l’Education Nationale se disputent néanmoins ce marché via des ouvrages d’études d’œuvres.

Quelque 54 000 lycéens étaient inscrits en Terminale L pour l’année 2008-09, selon les dernières statistiques disponibles au ministère. Cette section, déconsidérée par rapport à la S (162 300 inscrits), voit ses effectifs chuter depuis plusieurs années.

quarta-feira, 6 de janeiro de 2010

Leituras para o Ano: "Pélagie-la-Charrette"


Infelizmente, muitos autores canadenses não conhecem no Brasil a recepção (e a admiração) obtida na Europa ou em terras de influência francesa. Chega a ser lamentável o fato de talentos como Anne Hebert, Louis Hémon e Nancy Huston serem completamente ignorados pelos leitores brasileiros. Talvez, a nossa tradicional falta de interesse por algo vindo de fora do eixo Londres-New York (ou pior, Miami-New York), explique a tragédia de nossa estreiteza geográfica. Se o mercado livreiro tupinambá não faz questão de formar um público com horizontes literários mais amplos, as maisons d´édition francesas não vacilam e põem a disposição da avidez literária francófona e francofílica nomes como Gaston Miron, Jacques Ferron e a soberba Antonine Maillet.

Nascida em 1929, na província de Nova Brunswick, Antonine Maillet pode ser considerada a voz de Acadie, antiga colônia francesa na América do Norte, palco, no seculo XVIII, de um dos momentos mais dramáticos vividos pelos franco-canadenses: o chamado "Grand Dérangement", evento terrível onde grande parte da população de língua francesa acadiana foi expulsa de suas terras pelos ingleses, vindo muitos a se instalarem, posteriormente, na Luisiana. Na apresentação à sua chef-d´oeuvre, "Pélagie-la-Charrette", publicação da Grasset, Maillet é mostrada como "la première à avoir donné de si belles lettres de noblesse à un peuple dont la mémoire écrite fut confisquée, ocultée par l´occupant anglais , et qui ne résista que par une très forte tradition orale". Oralidade esta conservada num francês que remonta à língua falada no século XVII, o século de Rabelais, figura estudada por Maillet em sua tese de doutorado "Rabelais et les Traditions Populaires en Acadie" e que delimita seu territoire d´écriture; palavras de Maillet: "J´ai trois siècles d´Amérique du Nord dans les veines... si je suis française, c´est par la langue du XVII siècle, et par Rabelais".

"Pélagie-la-Charrete" é uma obra que, pela dramaticidade urgente de seu estilo, lembra em muito ao "Suite Française" de Irène Némirovsky. Suas cores terrivelmente vívidas numa língua vestígio compõem um épico doloroso, mas nunca sem esperança. Uma epopéia americana tecida com paixão e maestria.


Pélagie-la-Charrete
Antonine Maillet
Grasset - Les Cahiers Rouges
de R$ 47,00
por R$ 35,25

segunda-feira, 7 de dezembro de 2009

Hanoi punit un Cyberdissident

Ancien élève d´une école d´ingénieurs de Rennes, Nguyen Tien Trung militait sur son blog contre le parti unique. Il est en prison.

Dominique Lagarde

La France lui appris l´informatique et la démocratie. Nguyen Tien Trung n´a que 19 ans lorsqu´il débarque à Rennes, à la rentrée 2002, pour poursuivre ses études à l´Institut national des sciences appliquées. Elève brillant, le jeune Vietnamien a obtenu une bourse du Quai d´Orsay. En Bretagne, il découvre une liberté d´expression qu´il ne connaissait pas et la joie de pouvoir surfer sans interdits sur Internet. Il se familiarise aussi, grâce à des échanges avec ses camarades de classe, avec l´histoire européenne, tout particulièrement celle de la chute du communisme en Europe de l´Est. Au début de sa scolarité, il partage son temps entre ses cours et le club d´arts martiaux en face de son école. Mais, en 2006, après avoir adressé une pétition au 10e congrès du Parti communiste vietanamien, puis une lettre au ministre de l´Éducation, il crée l´Assemblée de la jeunesse vietnamienne pour la démocratie. Son but: sensibiliser les jeunes Vietnamiens qui étudient à l´étranger, les inciter à exprimer sur la Toile leur rejet du parti unique. L´association se dote d´une radio, accessible depuis son site. Nguyen Tien Trung continue pour sa part à acquerir une certaine notoriorité.

A l´automne 2007, son diplôme en poche, il rentre au Vietnam pour travailler chez IBM. Quelques mois plus tard, les autorités vietnamiennes le contraignent à faire son service militaire. Le voilà sous les drapeaux. Le 6 juillet dernier, il est renvoyé de l´armée pour avoir refusé de prononcer la profession de foi communiste. Le lendemain, il est arrêté. Il est depuis sous le verrous. Début septembre, la télévision vietnamienne a diffusé de prétendus "aveux". Lui n´a jamais pu s´entretenir avec un avocat ni avec les membres de sa famille.

Fonte: L´Express International, 3044, pg. 45

segunda-feira, 30 de novembro de 2009

Les Suisses ne veulent pas de Minarets

L'initiative de la droite populiste suisse d'interdire les minarets a été approuvée par 57,5% des électeurs. Faisant mentir tous les sondages, ce résultat est un choc pour les autorités helvètes, embarrassées. Bon nombre d'observateurs y voient le signe d'une montée de l'islamophobie en Europe.

Marie-Pierre Parlange

La Suisse compte, selon les dernières statistiques gouvernementales environ 400.000 musulmans sur son sol. Sur 7,5 millions de Suisses, cela représente 4% de la population. L'islam est donc la deuxième religion du pays. Les quelque 50.000 pratiquants musulmans disposent de 150 lieux de prières. Quatre minarets ont été érigés sur le sol helvète. Ce seront les seuls.

Ce référendum anti-minaret avait été engendré par une forte demande de permis de construire de mosquées traditionnelles. Les affiches de campagne des partis UDC et UDF, très agressives, avec leurs minarets stylisés comme des missiles, sur fond de drapeau suisse et de femme en burqa ont visiblement su convaincre."Nous voulons seulement mettre un terme à une islamisation plus importante de la Suisse, je veux parler de l'islam politique. Les gens peuvent pratiquer leur religion, aucun problème là-dessus", a déclaré Walter Wobmann, qui souhaitait ce référendum. "Nous voulons éviter d'autres évolutions, les minarets, l'appel à la prière, la charia", a-t-il ajouté. Ce vote est "l'expression de certaines craintes au sein de la population au sujet des courants islamistes extrémistes", a déclaré la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf. Mais "cette interdiction n'est pas un bon moyen de contrer les tendances extrémistes".

Embarras en Suisse

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté spontanément à Zurich et à Berne pour protester contre le résultat de la votation. Le sociologue helvétique Jean Ziegler fulmine : "C’est quelque chose qui me fait honte". Amnesty International a dénoncé "une violation de la liberté religieuse, incompatible avec les conventions signées par la Suisse". Un recours pourrait donc être déposé devant la Cour européenne des droits de l'Homme, par le parti des Verts. L'image de la Suisse est ternie, mais pas seulement. "J'imagine que nos relations commerciales avec d'autres pays vont devenir plus difficiles", a expliqué Eveline Widmer-Schlumpf. "Nous allons constater des conséquences dans le domaine des exportations et sans doute dans le secteur du tourisme".

Une Montée de l'Islamophobie ?

On peut en effet se demander ce qu'une telle démarche apporte de positif. Déjà, le grand Mufti d'Egypte, Ali Gomaa, parle d'"insulte" pour les musulmans du monde entier. Pour bon nombre d'Occidentaux, l’islam est assimilé à l'extrémisme et au terrorisme qui hantent l’actualité internationale. Jaber Al-Alawani, penseur musulman et directeur de l'Institut Cordoba aux Etats-Unis, pense que "l'islamophobie est très grande en Europe, d'autant plus que les extrémistes de droite considèrent qu'il s'agit d'une sorte de défense de l'identité européenne, qu'ils n'arrivent pas à préciser jusqu'à maintenant." Un tel référendum dans d’autres pays européens ne donnerait-il pas des résultats similaires ?

http://www.lepetitjournal.com/content/view/50321/204/

quarta-feira, 14 de outubro de 2009

Liban: Face à l´Anglais, le Français résiste

Conséquence de relations politiques, économiques et culturelles anciennes avec la France, le Liban apparait comme le bastion de la francophonie au Moyen-Orient. Si la langue française occupe encore une place privilégiée, elle doit malgré tout faire face aujourd’hui à une forte progression de l’anglais.

Claudia Chehade

De nombreux signes attestent de la vitalité de la francophonie libanaise : le français est enseigné comme langue seconde dans 70 % des établissements scolaires dès la maternelle, se classant ainsi en deuxième position derrière l’arabe, mais devant l’anglais ; 63 % des élèves inscrits dans les écoles libanaises étudient le français contre 36 % pour l’anglais en 20061 ; 30 établissements scolaires sont français ou homologués par la France, dont 23 à Beyrouth et dans sa banlieue, comptant au total 45 000 élèves qui suivent le même programme scolaire qu’en France ; il y a 9 centres culturels français, répartis dans toutes les régions libanaises, sans oublier une abondante littérature francophone et la francophonie de la presse, notamment de l’audiovisuel. Et pourtant, le rapport réalisé en mars 2006, à l’occasion de la Journée mondiale de la francophonie, montre qu’au pays du cèdre, l’anglais gagne du terrain et que le français recule d’environ 1 % par an dans les écoles. Les jeunes Libanais même les plus francophones se détournent de la langue française et s’orientent vers l’anglais, langue à la fois facile et utile.

L’Enseignement de l’Anglais a le Vent en Poupe

La langue anglaise progresse à vive allure grâce à son enseignement dans les écoles francophones. Étant donné l’importance de l’anglais dans les domaines scientifique, économique et technique, les écoles francophones ont augmenté le nombre d’heures consacrées à son étude, soit 3 à 4 heures par semaine au lieu d’une heure précédemment. D’autres écoles ont ouvert des sections libres en anglais. Citons à titre d’exemples Notre-Dame de Louayzé dans le Mont-Liban qui est, avec 4 000 élèves chaque année, la plus grande école francophone libanaise, l’École Antonine à Baabda, le Collège central à Jounieh ou encore l’école Balamand dans le Nord du pays. Parallèlement, les écoles anglophones ne cessent de se multiplier, au rythme d’une école tous les deux ou trois ans. L’anglais intéresse aussi les Libanais au niveau universitaire. Les diplômes anglosaxons semblent plus faciles à obtenir grâce à la souplesse du système américain. Les Libanais s’orientent donc vers les sections anglophones des universités francophones comme celles de l’université libanaise ou l’université de Balamand, ou bien vers les universités anglophones (université américaine de Beyrouth, université libanaise américaine par exemple). L’ouverture de la section de lettres anglaises de l’université libanaise a provoqué la ruée des étudiants : alors que le département de lettres françaises comptait, en 2006-2007, 200 inscrits, il y avait 500 à 600 étudiants en première année de lettres anglaises2 !

Les universités anglophones apparaissent plus accessibles que les universités francophones, plus sélectives : l’université Saint-Joseph soumet ainsi les bacheliers à un test d’aptitude en langue française préalable à toute inscription en première année, et ne recrute que les étudiants les plus brillants. Ajoutons aussi qu’il est moins couteux de poursuivre des études dans une université américaine que dans une université française.

Les mentalités libanaises favorisent elles aussi la montée de l’anglais. L’objectif d’études poussées est de pouvoir s’expatrier un jour pour fuir le chômage libanais et trouver un travail bien rémunéré. Les diplômes anglophones apparaissent alors comme un passeport pour un éventuel départ et notamment vers les pays du Golfe. Ainsi les parents, et surtout les parents chrétiens, inscrivent leurs enfants dans des écoles francophones où ils apprennent trois langues pour qu’ils puissent ensuite être admis dans une université anglophone.

Dernier facteur : le facteur économique. La crise économique engendrée par la guerre libanaise a favorisé l’inflation des prix des livres scolaires français. L’achat d’un livre français pèse lourdement sur le budget des familles libanaises aux revenus mensuels réduits. Or, les livres anglo-saxons, du fait d’une loi favorisant les petits prix, restent toujours accessibles. Le même ouvrage coûte en anglais 8 dollars américains, soit 6 euros, et 14 euros en français !

Des Signes de Renouveau pour le Français

Le français reste malgré tout une langue profondément enracinée au pays du cèdre : il fait partie de l’identité culturelle libanaise, notamment chez les chrétiens. Selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos en 2001, près d’un Libanais sur deux est francophone.

Le français gagne du terrain au sein de la communauté musulmane pourtant réputée anglophone. Des familles chiites, de retour au Liban après un long séjour en Afrique francophone, ont ainsi favorisé l’ouverture de deux écoles francophones dans le sud du pays. Les chiites ont par ailleurs opté pour le français pour des raisons idéologiques et surtout anti-américaines ; la guerre en Irak en 2003 dirigée par les Américains, la guerre de l’État hébreu allié des Américains contre le Liban en 2006 et, de façon générale, la politique américaine qualifiée par certains d’« antiarabe » poussent les musulmans vers le français. Sans oublier le rôle joué par l’amitié de Rafic Hariri et de Jacques Chirac dans le rapprochement de la communauté sunnite avec la francophonie. Le ralliement des druzes a été quant à lui favorisé par la politique de Walid Joumblatt : le chef du parti socialiste progressiste libanais, druze francophone et francophile, a fait ouvrir, à ses propres frais mais aussi grâce à l’aide de la France un centre culturel français dans la montagne du Chouf, en 19933.

Une politique de coopération renforcée

Prenant conscience de la montée en puissance de l’anglais, la France a cherché à consolider la place du français, selon deux axes principaux : la lutte contre l’érosion de l’influence de la langue française et le développement de sa présence dans l’ensemble du Liban et dans toutes les communautés. Cette politique passe par le renforcement de la coopération culturelle, universitaire et technique avec le Liban.

La coopération culturelle vise à améliorer le niveau de français en général et celui du secteur public en particulier : celui-ci manque de personnel qualifié. La France a donc organisé la formation de 16 000 enseignants libanais.

La coopération universitaire s’est traduite par quelques réalisations marquantes : création de l’École supérieure des affaires (ESA), grande école de management à la française, à Beyrouth en 1996, et de l’École nationale d’administration (ENA) en 2002. Par le biais de ces coopérations, la France souhaite faire de Beyrouth un pôle universitaire régional francophone. Sur le plan technique, la France a mené des actions contribuant largement à la vitalité de l’environnement francophone. D’une part, France télévision a signé, en juillet 2000, un accord avec la Télévision du Liban pour le renouveau complet de canal Neuf. D’autre part, la France a, en 2001, réhabilité Radio-Liban (96.2 FM), ce qui a considérablement élargi l’audience de cette station d’expression française. Malgré la part croissante de l’anglais dans les écoles libanaises, le français ne sera pas facilement remplacé. Il a encore de beaux jours devant lui. Un conseiller de l’ambassade française au Liban l’a bien affirmé en 2004 : « Le trilinguisme, arabe, français, anglais est en forte progression au Liban, d’où l’impression d’un recul relatif du français, mais la francophonie se porte bien. »

Fonte: Le Français dans le Monde, 360 - novembro-dezembro 2008 (www.fdlm.org)

quarta-feira, 23 de setembro de 2009

Festins Créoles



"French Caribbean", da Putumayo World Music, é convite à diversão

Desde seu aparecimento, o selo americano Putumayo tem proporcionado à um grande público o acesso aos mais diversos ritmos e às mais variadas expressões musicais espalhados pelo mundo. Plenamente sans frontières, o catálogo da simpática gravadora é composto por artistas de lugares e idiomas os mais interessantes, tais como a sul-africana Miriam Makeba, o québecois Pascal Lejeune, os arabo-alemães do Dissidenten e o grupo franco-argentino Gotan Project.

Dentro deste espírito de ecletismo rítmico e busca por novos horizontes, a Putumayo lançou há alguns anos a coletânea "French Caribbean" (disponível nas lojas da Livraria Francesa - R$ 38,00). É diversão certa para quem gosta de zouk, fun e o "deliciante" beguine. Na coletânea, nomes bem conhecidos da cena dançante paulistana tais como Kassav, Taxiréol, Kali, Zin e Haïti Twoubadou. O francês cantado por estes artistas constitui atração a parte. Vale a pena conferir!