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quinta-feira, 25 de agosto de 2011

Verdadeiramente Homens e Deuses



Renascence Ballet


A providência divina, vigilante que é, não permitiu que a história dos mártires de Tibhirine fosse conduzida ao grande écran por mãos erradas. E, concedendo a Xavier Beauvois a graça de contar este drama, tornou possível a realização de uma pequena obra-prima cinematográfica. Profundamente inspirados pelo alto, diretor e elenco se engajaram num trabalho artístico de uma dignidade e austeridade notáveis. A mensagem destes monges trapistas, verdadeiros apóstolos modernos da tolerância e da reconciliação, covardemente assassinados por terroristas, durante a guerra civil que afundou a Argélia dos finais do século XX num mar de caos, permanece clara, límpida, delicadamente preservada neste filme corajoso. Uma grande celebração da paz e da misericórdia. Obrigatório.



Des Hommes et des Dieux Xavier Beauvois


Renascence Ballet

segunda-feira, 6 de setembro de 2010

Amos Gitai au Brésil


Culturesfrance


Culturesfrance ouvre sa programmation à un grand cinéaste israélien, dont le parcours est étroitement lié à la France, où il vit depuis de nombreuses années. Cinéaste engagé, produit en France depuis ses premiers films, Amos Gitai est un artiste brillant, multiple - acteur, réalisateur, scénariste, metteur en scène – et exigeant qui, à travers le cinéma comme le documentaire, rend compte des réalités du monde dans toute leur complexité et toutes leurs dimensions.

Culturesfrance et l’Ambassade de France au Brésil, avec la collaboration du Festival International du Film de Rio de Janeiro, du Centre Culturel Santander de Porto Alegre, du circuit Sala de Arte de Salvador et du Secrétariat d’Etat à la Culture du Gouvernement de Bahia, organisent une Master Class avec Amos Gitai le 27 septembre à Salvador et une rétrospective dans deux villes brésiliennes en présence du réalisateur : Porto Alegre (du 28 septembre au 3 octobre) et Rio de Janeiro (du 28 septembre au 5 octobre).

Les rétrospectives de Rio et Porto Alegre présenteront onze films du réalisateur : Alila, Kippour, Esther, News From Home, Free Zone, Kadosh, Kedma, Plus tard tu comprendras, Berlin Jerusalem, Golem l’esprit de l’exil et Désengagement.

A partir de Novembre 2010 la rétrospective Amos Gitai proposée par Culturesfrance circulera à Prague, Mexico, Pékin et Tokyo.




segunda-feira, 21 de junho de 2010

Ciclo "Sociedade: Bem-me-quer, Mal-me-quer" no Reserva Cultural em SP


Com a exibição de "Violence des Échanges en milieu tempéré", de Jean-Marc Moutout teve início, ontém, 20 de junho, em São Paulo, o ciclo cinematográfico "Sociedade: Bem-me-quer, Mal-me-quer". Promovido pelo Ciné-Club Aliança Francesa no Reserva Cultural, a pequena mostra trará ao público paulistano produções francófonas tendo a vida marginal como temática. Além do filme de Moutout, lançado em 2004, o ciclo apresentará "Khamsa", de Karim Dridi, produção de 2008, e "Dans la Vie", de Philippe Faucon, produção de 2007.

O drama "Khamsa", a ser exibido no próximo mês (dia 18), traz a história de três jovens amigos que, diante de uma realidade por demais desencorajadora, acabam por se afundar numa vida de delinquência sem medida.

Em "Dans la Vie", o réalisateur Philippe Faulcon conta a história da tumultuada (e divertidíssima) amizade entre uma ranzinza senhora judia e uma perspicaz senhora muçulmana na França de Le Pen. Sua exibição se dará em Agosto (dia 29).

Maiores informações sobre o Ciné-Club Aliança Francesa no Reserva Cultural podem ser obtidas no site da instituição francófona em São Paulo. O événement é apoiado pela Livraria Francesa.



Ciné-Club Aliança Francesa no Reserva Cultural
Ciclo "Sociedade: Bem-me-quer, Mal-me-quer"
Reserva Cultural
Av. Paulista, 900 - f. (11) 3287-3529
ingresso: R$ 5,00

quinta-feira, 20 de maio de 2010

Cannes 2010


Até o dia 23 deste mês, a Riviera Francesa se torna a Meca da Sétima Arte.

Maior festival de cinema do mundo, a 63a. edição de Cannes traz, este ano, Tim Burton como presidente do juri, Takeshi Kitano, na mostra competitiva, e as novas realizações de Manoel de Oliveira e Jean-Luc Godard na mostra "Un Certain Regard", além de produções de Oliver Stone, Ridley Scott e Abbas Kiarostami. A cobertura brasileira do evento, tradicionalmente, tende a ser bem ampla e diária. Mas, acompanhar Cannes pela imprensa francófona é ter a oportunidade de conferir detalhes que passam meio despercebidos por nossos correspondentes. Aqui, na Livraria Francesa, temos acompanhado os acontecimentos na Riviera, basicamente, através do Nouvel Observateur, do Figaro e do Petit Journal. A página do festival também é bastante informativa. Confira!

segunda-feira, 17 de maio de 2010

Qui veut tuer Robert Bresson ?

Gilles Jacob


Robert. Robert Bresson. Sa magnifique chevelure blanche. Ses yeux pâle. Le choix des mots. Les notes sur le cinématographe. L´échange entre les images et les sons. Bresson le chercheur. On aurait dû lui donner le prix Nobel de chimie. L´écriture. Les modèles. Le "drôle de chemin". La grâce. "Lutte! - Je lutte!" "Reste! - Je reste..." Les visages de femmes : Anne Wiazemsky, Dominique Sanda, Florence Delay... Filmer le mystère ; l´inconnu. L´âne. Le curé. Le condamné. Le pickpocket. La petite fille. Mouchette roule vers la rivière, sa robe reste accrochée. Monteverdi. Noir.

Bresson, Vigo, Tati, Renoir, Resnais : une bonne base de départ pour une vidéothèque. Mais la question n´était pas d´être le premier. Bresson était à part. Pull en cashmere jeté sur ses épaules, pantalon de toile assorti, il avait la coquetterie de son élégance et l´orgueil de sa solitude. Et même, cette solitude, il la revendiquait. Il prétendait ne jamais voir les filmes des autres. Menteur! Il les connaissait très bien. Il entrait dans les salles quand le film était déjà commencé et repartait avant la fin. Un jour de 83, il sortait du Carlton se rendant à une fête pour "L´Argent" dans une villa des Hauts de Cannes. Des photographes d´agence étaient là. Il les repère. Il fonce sur eux. Il lance sa main pour masquer l´objectif. Se baisse dès qu´il aperçoit la caméra. Il les tutoie. Les injurie. Toute la soirée, ce jeu de cache-cache. Se détourner. Mettre sa main devant son visage. Maugréer. Fuir. Partir en courant dans la nuit.

Des journalistes aussi le traquaient : "Avez-vous eu l´avance sur recettes parce que Caroline Lang (la fille du ministre) joue dans 'L´Argent'? Aurez-vous la Palme d´Or? - Mais je n´en sais rien", ripostait Bresson. Et Tarkovski, lui aussi orgueilleux, lui aussi en compétition cette année-là, disait, de son côté : "Je suis comme Bresson, c´est la Palme d´Or ou rien." (Moyennant quoi, non seulement ils n´ont pas eu la Palme mais on leur a donné un prix ex aequo qui ne faisait l´affaire ni de l´un ni de l´autre.)

Une autre fois, Bresson vient nous trouver, Favre Le Bret et moi. Il arrive dans le bureau. Refuse de s´asseoir. Il était énervé. Il avait appris qu´on projetait un court-métrage avant son film (c´était l´usage, à l´époque) et il ne voulait pas. Ou alors, disait-il, il faut laisser un intervalle d´une demi-heure entre la fin du court et mon film. Favre Le Bret lui expliqua que ce n´était pas possible, que les gens casseraient les fauteuils. Mais le monde de Bresson s´accommode mal d´un autre univers. Avant la projection, il nécessite silence et recueillement. Robert se tourna vers moi. Nous nous connaissons depuis longtemps. J´avais été chez lui, dans l´île Saint-Louis, à Droue-sur-Drouette. Surtout, je l´avais vu tourner. Les films de Bresson ne sont pas tous totalement réussis. Il arrive que les fameux "modèles", ces non-comédiens, plombent le film. Mais la cohérence de l´ensemble, l´air raréfié des cimes où il nous entraîne, et ses quatre ou cinq chefs-d´oeuvre absolus ("Pickpocket", "Un condamné à mort...", "Mouchette" et "Au hasard, Balthazar") me mettront toujours du côté de l´artiste.

Je me rapelle une séance d´enregistrement : le simple tintement d´un pot à lait pour "Mouchette". Enfin, simple... Au bout d´une trentaine d´essais de sons différents, l´ingénieur du son croyait devenir fou. Mais le cinéaste savait exactement ce qu´il voulait, il trouva, et il avait raison, tant il est vrai qu´un film de Bresson, cela se mérite.

Il y eut un grand intervalle après le court-métrage.



La Vie passera comme un Rêve
Gilles Jacob
Robert Laffont
de R$ 119,70
por R$ 89,78

sexta-feira, 14 de maio de 2010

Jafar Panahi, Réalisateur Iranien, attendu à Cannes, resté en Prison à Téhéran



Le Petit Journal


Le cinéaste iranien Jafar Panahi, un temps pressenti pour être juré à Cannes, est toujours enfermé dans la prison d'Evin, au nord de Téhéran. Thierry Frémaux, directeur général du festival, ne veut pas l'oublier. Aujourd'hui [13 mai] à 14 heures, un petit court-métrage réalisé avant son arrestation, sera projeté, histoire d'entendre la voix et de voir le visage de Panahi malgré tout.

Ancien assistant d' Abbas Kiarostami, Panahi est le fer de lance de la "nouvelle vague iranienne". Caméra d'or à Cannes en 1995 avec "Le Ballon Blanc", il a été consacré Lion d'or à Venise en 2000 avec "Le Cercle". Arrêté parce qu'il soutient ouvertement l'opposition à Ahmadinejad, il sera jugé d'ici deux mois.




segunda-feira, 10 de maio de 2010

Patrice Chéreau adapte « Des Hommes »


Le réalisateur a choisi le roman de Laurent Mauvignier pour son prochain film.

LivresHebdo.fr

Laurent Mauvignier n’a jamais été adapté au cinéma. Ce sera désormais chose faite grâce à Patrice Chéreau, qui écrit actuellement, avec Michèle Armandi, la version cinématographique du roman paru aux éditions de Minuit à la rentrée dernière ("Des Hommes"). Le livre a reçu récemment le Prix des Libraires et le Prix Initiales. Selon l’éditeur, les ventes aux libraires s’élèveraient à 87 000 exemplaires. L’édition de poche paraitra avant la sortie du film.

"Des Hommes" retrace l’itinéraire de trois anciens combattants de la Guerre d’Algérie dont les souvenirs enfouis dans le secret et le silence ressurgissent à l’occasion d’une journée anniversaire.

Par ailleurs, Patrice Chéreau sera le grand invité du Musée du Louvre avec une programmation intitulée « Les visages et les corps », qui se tiendra de novembre 2010 à janvier 2011.


LivresHebdo

sábado, 27 de março de 2010

La Dernière Séance d´un certain Cinéma Français

Dominique Borde signe une promenade nostalgique dans les années 1960 et 1970 et donne les premiers rôles à Alain Delon et Claude Sautet.

Bruno Corty

C´est la promenade d´un cinéphile dans une vieille désertée. L´époque ? Les années 1960 et 1970. Dominique Borde, ancien critique au Figaro, fait défiler pour nous un générique long comme un jour sans pain. Avec des chevaliers sans peur et sans reproche (Gérard Philipe, Jean Marais). Des cadors du polar, flingue en poche et verbe rare (Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo). Avec des comiques au talent longtemps ignoré (Louis de Funès, Bourvil) qu´un certain Gérard Oury propulsa au sommet du box-office. Il évoque les carrières. les heures de gloire. Parfois, il s´attarde et l´on sait alors qu´il admire.

Alain Delon a toujours été l´une de ses passions. "Je crois que le cinéma est un vieux monsieur qui est en train de mourir, lui confie le guépard en 1999. Le siècle à venir sera celui de la télévision et du numérique. Il faut vivre avec son temps et quand on´a plus rien à faire : se retirer ! " Salutant cette lucidité, Borde ajoute : "Star est un métier de roi en effet, et quelque chose me dit qu´il n´a pas fini de régner, sans jamais vouloir admettre qu´un jour le roi est nu." Du samouraï à Melville, la transition est belle. Borde n´a jamais rencontré l´homme aux Ray-Ban et Stetson. Il l´a juste aperçu un soir de 1970, boulevard Montparnasse, sortant d´une Américaine avec deux pépées à ses bras. Comentaire ? "En quelques secondes, j´ai aperçu la légende en marche..."

"Des êtres profonds et fragiles"

S´il n´apprécie guère François Truffaut et Claude Lelouch, le critique salue Louis Malle qui adapta Le Feu Follet, "l´immense petit roman" de Drieu pour donner à Maurice Ronet un rôle à la mesure de son immense talent. Aussi dans son Panthéon : Claude Sautet, qu´il a rencontré en 1993, lors de la sortie d´Un coeur en hiver, son sublime avant-dernier film avec le couple Auteuil-Béart. L´auteur est frappé par "son allure et cette rigueur qu´il portait sur lui comme une armure, ultime protection des êtres profonds et fragiles". Et d´évoquer avec ferveur ses films des années 1970 qu´on a vus et revus et qui toujours nous envoûtent par leur petite musique fragile et leurs comédiens exceptionnels. Autre tempérament, Maurice Pialat. Borde l´a rencontré peu de temps avant sa mort. Il écrit joliment :
"Une gueule ouverte qui parlait d´amour en poussant des cris de rage."

Ce livre ressuscite des images qui réchauffent, des visages qui touchent. Borde a raison, la nostalgie est une consolation. Avant que le rideau ne tombe, il nous donne envie d´entrer dans l´écran.

Le Figaro, 16 de março de 2010


Le Roman du Cinéma Français
Dominique Borde
Éditions du Rocher

sábado, 12 de dezembro de 2009

Amour Toujours

Leia em Le Livre Messager artigo de Olivier Joyard, publicado na revista de moda Numéro de novembro, sobre o último filme do mestre Alain Resnais. Aos 87 anos, o olhar único de Resnais continua genial e cheio de intensidade.

Olivier Joyard


Il ne s´agit pas d´appeler à la formation d´une gérontocratie dans le cinéma, mais tout de même. Deux des plus beaux films de 2009 ont été réalisés par des vieillards! Au mois de septembre, le génial Portugais Manoel de Oliveira, 100 ans (oui, 100 ans!), offrait avec Singularités d´une Jeune Fille Blonde un conte cruel de l´amour et de l´éternelle faiblesse masculine. Alain Resnais, presque un jeune homme du haut de ses 87 ans, se permettait, lui, de dépasser allégrement la concurrence lors du dernier Festival de Cannes. Que Les Herbes Folles soient reparties sans aucune récompense spécifique de la Croisette (sinon un Prix spécial pour son auteur), cela n´a au fond que peau d´importance. Depuis toujours, Resnais ne tourne pas pour les honneurs, mais poursuit sans relâche son exploration radicale des possibilités du Celluloïd made in France. D´abord accolé au nouveau roman (L´Année Dernière à Marienbad, écrit para Alain Robbe-Grillet, 1961), Resnais s´est progressivement détaché des carcans (y compris celui de la Nouvelle Vague) pour devenir un cinéaste rare, à la fois théorique et sensuel, théâtral et mental, froid et brûlant, si différent de la plupart de ses congénères.


Une lumière noire

Ce dernier film appartient à sa veine la plus légère, sans que cela n´empêche la profondeur. Les Herbes Folles s´apparentent à une fantasie mettant en scène un homme (André Dussollier) rencontrant une femme (Sabine Azéma) dans d´étranges circonstances - un portefeuille a été volé, ils se parlent longuement au téléphone, finissent par se voir... Un jeu de séduction et bientôt de harcèlement burlesque semet en place entre récit qui s´autorise sans cesse coq-à-l´âne, digressions, glissades, roulements de tambour... Très vite, l´invention d´un univers parallèle par les moyens illusionnistes du cinéma emporte tout sur son passage. Cet art du XXe siècle, semble dire l´auteur de Hiroshima mon Amour, appartient d´abord à nos souvenirs. Reste à en profiter encore un peu. A les réactualiser. Nous voilà habitants du Resnais-monde et ses néons colorés pas si loin de Wong Kar-wai, sans cesse promenés entre des espaces abstraits, témoins de conversations où pointe, sous la surface joyeuse, une implacable mélancolie.

Car la lumière qui éclaire Les Herbes Folles est une lumière noire. Depuis toujours, le cinèma de Resnais conjure la mort en l´apprivoisant, en la rendant palpable, parfois avec une grande tristesse (Mélo, Coeurs) et parfois, comme ici, dans une allégresse parfaite, sans effort apparent. Au bout du chemin, cela donne un film absolument libre, voire un peu fou, mais jamais anachronique. Tel est l´exploit réussi par Resnais: faire un cinéma pour les années 2010, le plus contemporain qui soit, sans pour autant renoncer à ses visions personnelles, venues de la nuit de son être. Le privilège des anciens? Disons, le privilège des artistes.


Fonte: Numéro 108, novembro de 2009


A estréia de Les Herbes Folles na França estava prevista para 4 de novembro.

quarta-feira, 30 de setembro de 2009

Le Petit Nicolas, Le Film

Após completar cinquenta anos, o menino mais travesso da França, mais conhecido como Le Petit Nicolas, chega às telonas nesta quarta-feira em todo território francês. O filme, diga-se de passagem, muito esperado pelos fãs conta com a direção de Laurent Tirard, com Maxime Godarj no papel principal, Valérie Lemercier como a mãe de Nicolas e Sandrine Kiberlain como La maîtresse.

Para os fãs brasileiros da série que ainda deverão aguardar o lançamento do filme no Brasil, uma dica é o site oficial do longa (http://www.lepetitnicolas-lefilm.com/), onde pode-se obter informações sobre o filme, como ficha técnica e thrailer da produção, além de dados sobre os criadores do personagem.